Égalité professionnelle dans l’académie d’Amiens : les demandes de la CFDT

Le comité de suivi sur l’égalité professionnelle s’est réuni ce vendredi 16 octobre. Plusieurs sujets ont été abordés : les écarts de rémunération, l’accès des femmes aux postes à responsabilité, la santé des personnels et les conditions de travail des AESH.

Égalité professionnelle dans l’académie d’Amiens : la CFDT demande des avancées concrètes. Il faut maintenant passer des constats aux actes.

Egalité professionnelle dans l’académie d’Amiens : Des inégalités qui restent importantes

Les chiffres présentés par l’administration parlent d’eux-mêmes. Les femmes représentent 73 % des personnels titulaires et près de 80 % des contractuels.

Elles sont aussi très majoritaires chez les AESH, avec environ 95 % des effectifs.

Pourtant, les inégalités restent là. En 2023, le salaire net mensuel moyen des personnels titulaires était de 2 721 euros pour les hommes contre 2 534 euros pour les femmes. Soit 187 euros d’écart par mois.

Il faut regarder de près les carrières, les primes, les promotions et les temps partiels pour comprendre ces différences. Mais surtout, il faut agir pour les réduire.

Ce que demande la CFDT : des mesures concrètes sur les rémunérations et les carrières, une meilleure transparence sur les promotions et les primes, et un suivi régulier des écarts entre les femmes et les hommes.

La CFDT porte ces revendications depuis plusieurs années :

Des femmes encore trop peu nombreuses dans certains postes à responsabilité

Le rapport montre que les femmes représentaient 41,3 % des personnels d’encadrement supérieur au 30 novembre 2025, contre 44,3 % en 2024.

Pendant l’instance, la CFDT a interrogé l’administration sur les recrutements, notamment pour les postes de direction dans les établissements du second degré. Les équipes qui participent aux recrutements sont-elles suffisamment sensibilisées à la question de l’égalité femmes-hommes ?

Nous avons proposé que les personnels chargés des recrutements puissent participer aux groupes de travail. L’administration a répondu que des objectifs existaient au niveau ministériel, mais que les choses prenaient du temps.

Pour nous, ce n’est pas suffisant. Il faut regarder concrètement comment les recrutements et les promotions se passent.

Ce que demande la CFDT : un suivi des candidatures, des nominations et des promotions, et une vraie vigilance pour que les femmes aient les mêmes possibilités d’accéder aux postes à responsabilité.

La CFDT  revendique une égalité réelle dans les carrières :

Les audiences avec le recteur : des horaires à revoir

La CFDT est aussi intervenue sur les horaires proposés pour les audiences bilatérales avec le recteur. Nous avons indiqué avoir reçu une nouvelle proposition de créneau et espéré que les autres organisations signataires du courrier intersyndical avaient reçu la même.

Le dialogue social doit pouvoir se tenir dans de bonnes conditions. Les horaires ne doivent pas compliquer le travail des représentants des personnels.

Ce que demande la CFDT : des créneaux adaptés et des conditions de dialogue qui permettent aux représentants syndicaux d’exercer correctement leur mandat.

La CFDT rappelle régulièrement l’importance de défendre les conditions de travail et les droits des personnels :

Santé des femmes : il faut mieux prendre en compte les difficultés

Les questions de santé ont aussi été abordées, notamment l’endométriose et les difficultés liées aux rendez-vous médicaux spécialisés.

La CFDT a rappelé qu’il n’était pas toujours facile pour les personnels d’obtenir un rendez-vous, ni de choisir les horaires. Cela peut poser des difficultés dans l’organisation du travail.

La santé des femmes doit être prise en compte dans les conditions de travail. Les douleurs menstruelles invalidantes et l’endométriose ne peuvent pas être ignorées.

Ce que demande la CFDT : mieux identifier les risques professionnels, prendre en compte les problèmes de santé spécifiques aux femmes et chercher des solutions concrètes pour faciliter l’accès aux soins, dans le respect des droits des personnels.

La CFDT alerte notamment sur les risques professionnels auxquels les AESH peuvent être exposées :

AESH : les conditions de travail doivent avancer

Les AESH sont indispensables dans les écoles et les établissements. Pourtant, leurs conditions de travail restent difficiles et leur métier n’est toujours pas reconnu à sa juste valeur.

L’administration a indiqué que le travail sur l’amélioration de leurs conditions de travail se poursuivait. Un groupe de travail est prévu en janvier 2027.

C’est une étape, mais il faudra que cela débouche sur des avancées réelles. Les AESH ne peuvent pas attendre indéfiniment.

Ce que demande la CFDT : une meilleure rémunération, des emplois plus stables, la possibilité de travailler à temps plein pour celles qui le souhaitent, une formation adaptée et une reconnaissance de toutes les missions effectuées. Les réunions nécessaires à l’accompagnement des élèves doivent aussi être prises en compte dans le temps de travail.

La CFDT porte ces revendications :

Égalité professionnelle dans l’académie d’Amiens : maintenant, il faut des résultats

Ce comité permet de faire le point sur les inégalités. Mais les chiffres sont connus et les difficultés aussi. Il faut maintenant des mesures concrètes, avec des objectifs et un calendrier.

La CFDT continuera à intervenir sur les rémunérations, les carrières, l’accès aux postes à responsabilité, la santé des femmes et les conditions de travail des AESH.

L’égalité professionnelle ne doit pas rester une déclaration d’intention. Elle doit se voir dans la vie quotidienne des personnels.

La CFDT défend une égalité qui se traduit dans les faits :


Pour aller plus loin :

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